Valorant

Riot Games lutte contre les smurfs dans Valorant

Il y a plusieurs semaines, Jeff Landa, gestionnaire de la Communauté Valorant, dévoilait des sujets qui seraient traités par Riot Games au cours du mois de décembre. En plus de l’important patch 5.12, l’employé du studio pointait un sujet sérieux, celui des smurfs. Les comptes secondaires constituent une problématique à part entière sur le FPS, si bien qu’il est très pris au sérieux par les développeurs. Dans leur récent communiqué Santé des Systèmes Valorant, ils sont revenus sur les principaux résultats des derniers mois de travail.


Le smurfing est une pratique qui consiste à créer un compte secondaire, en parallèle de son compte principal. Elle existe sur divers jeux multijoueur, et Valorant n’y fait pas exception. Ce n’est d’ailleurs pas un sujet nouveau sur le FPS de Riot Games. Déjà avec le patch 1.13, datant de décembre 2020, le studio cherchait à réguler ce fléau qui nuit à l’expérience des nombreux joueurs.

Comme l’explique Briang Chang, Chercheur Insights, plusieurs raisons peuvent pousser à la création d’un nouveau compte. Dans Valorant, l’origine principale de la pratique semble résider dans l’envie de jouer avec des coéquipiers moins bien classés dans le mode compétitif. Une raison qui apparaît finalement valable. Néanmoins, et c’est ce qui préoccupent davantage les développeurs, d’autres joueurs créent ces comptes tiers pour d’autres raisons bien moins louables et acceptables : compte principal banni, souhait d’écraser des joueurs de moins bon niveau ou encore achat/revente de comptes haut-classés.

Si le sujet est important aux yeux du studio, il l’est tout autant pour les joueurs, dont les parties sont trop souvent impactées par ces smurfs. D’une part, ils rendent l’équilibrage des parties difficile à gérer, d’autre part, ils présentent davantage de comportements toxiques.

Comme nous l’avons mentionné plus haut, le studio s’est rapidement attelé à traiter cette problématique. Puisque la raison principale liée à la création de compte alternatif provient du souhait de jouer avec des amis moins bien classés, les développeurs ont cherché un moyen de réduire cette envie. En permettant la constitution de groupes de 5 joueurs dont les niveaux diffèrent grandement, ils ont trouvé une première solution.

Graphique présentant le pourcentage de groupes de 5 joueurs en mode compétitif
Graphique présentant le pourcentage de groupes de 5 joueurs en mode compétitif, avec les groupes disparates

Le graphique de gauche montre le pourcentage de parties en mode compétitif présentant des groupes de 5 joueurs. On constate une augmentation lors du déploiement du patch 3.10 qui apportait la solution sus-mentionnée. Cela indique que plus de joueurs ont choisi de jouer à 5, après cette mise-à-jour. Le pourcentage s’est maintenu à une plus haute valeur dans le temps, mais pas l’évolution à la hausse.

Afin de vérifier l’impact potentiel sur la création de smurfs, le studio a étudié la composition de ces équipes. Le constat est sans appel. A mesure que le temps passe, les groupes de 5 joueurs en parties classées sont davantage constitués de joueurs aux niveaux très variables.

Par conséquent, il est probable que moins de joueurs haut-classés aient décidé de refaire un nouveau compte pour jouer dans de plus bas échelons ou que l’activité de ces dits comptes ait été réduite. Pour en être certain, encore faut-il que Riot Games puisse déceler les comptes secondaires parmi tous les autres.

Depuis le patch 5.01, le studio a aussi mis en place un système de détection automatique des smurfs. L’objectif derrière cet outil était double : trouver les smurfs et les replacer plus rapidement dans leur véritable rang en ajustant leur MMR. Ce faisant, les développeurs limitaient l’impact négatif d’un smurf dans une partie à plus bas niveau. Selon les retours de Briang Chang, ce travail a porté ses fruits. Les résultats indiquent une réduction significative des matchs qui ont débouché sur un stomp à cause d’un smurf. Toutes les données concernant cette analyse sont disponibles sur le site officiel de Valorant.

Après la lecture de ces différents éléments, il vous reste probablement toujours une question en tête : est-ce que le nombre smurfs a diminué ? D’après Riot, la réponse est positive, comme l’indique le graphique ci-dessous. Globalement, le studio estime que le nombre de comptes alternatifs a chuté de 17 % par rapport à la première moitié de l’année.

Pourcentage de smurfs estimé en fonction des patchs

Si ces résultats semblent encourageants, les développeurs n’en ont pas encore fini avec ce sujet, et prévoient notamment d’améliorer leurs outils de détection de smurfs et des comptes partagés.

Nous finirons cet article par une remarque pertinente de la part de Riot « il vous arrive de croire que vous jouez contre quelqu’un qui « n’est pas à sa place » dans un rang, alors qu’il est juste exceptionnellement performant ce jour-là. » Les smurfs existent bel et bien, mais les bons jours aussi !

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