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Interview de HyP – Capitaine de l’équipe Mandatory

On ne le présente plus, puisqu’il n’a pas attendu Valorant pour se faire un nom dans le paysage des FPS compétitifs. Damien « HyP » Souville rejointe l’équipe Valorant de Mandatory en qualité de Capitaine. Il nous explique dans cette interview sa décision de se lancer dans ce nouveau projet, la manière dont il l’aborde et comment il a choisi ses coéquipiers.


Vous pouvez retrouvez une version condensée de l’interview en vidéo. L’interview écrite ci-après ira plus loin dans les réponses et les sujets traités.


Mandatory : Salut Hyp ! Est-ce que tu pourrais te présenter pour ceux qui ne te connaîtraient pas forcément ?

HyP : Moi c’est Damien, j’ai 25 ans, bientôt 26 ! Je suis joueur professionnel de FPS depuis 6 ans. Alors bien sûr, il y a eu des coupures de contrats pro entre-temps, mais j’ai signé mon premier contrat pro il y a 6 ans, maintenant.

Mandatory : Six ans de carrière, c’est beaucoup dans un milieu comme l’esport ! Quelles ont été tes expériences de la compétition ?

HyP : A quel point je dois remonter ? Je peux remonter à mes 16 ans où j’ai commencé un peu à jouer, à découvrir la compétition. L’une de mes premières équipes, c’était sur Shootmania, c’était avec APO justement. Après on s’est perdu de vue. Lui, il est parti sur CS:GO, moi je suis parti sur Overwatch.

Sur Overwatch à l’époque, j’ai eu la chance de rejoindre GamersOrigin assez rapidement. J’y ai fait une année assez complète qui m’a beaucoup appris. J’ai rejoint l’équipe et au bout de deux semaines, je suis devenu capitaine. J’avais beaucoup de responsabilités, beaucoup de choix à faire et on me faisait confiance. C’est des équipes de six, voire plus, à gérer. C’est comme ça que j’ai pris de l’expérience vis à vis de tout ce qui est relation avec les teammates, de bien s’entendre avec tout le monde.

C’était une super année où on a réussi à faire d’excellents résultats et à se faire remarquer sur la scène européenne. C’est ça qui a plus ou moins tout débloqué. Ca a lancé la machine pour moi sur Overwatch. J’ai réussi à gagner les championnats d’Europe avec Eagle Gaming. J’ai fini ensuite en Overwatch League chez Paris Eternals. Dans ma carrière Overwatch, j’ai eu de la chance, c’était presque « facile » j’ai envie de dire, même si c’était évidemment pas le cas. Mais ça s’est assez bien goupillé pour moi comparé à plein d’autres joueurs.

Mandatory : La plupart des joueurs de Valorant viennent de Counter-Strike. Qu’est ce que l’expérience Overwatch t’apporte et que les autres n’ont peut être pas ?

HyP : Je ne sais pas si c’est lié au jeu ou si c’est plus lié au niveau que j’ai pu atteindre sur Overwatch. À un certain niveau, on dispose d’un bon encadrement. Un encadrement qui t’aide à travailler, à apprendre, à évoluer, à se remettre en question. Je pense que là-dessus, ça m’a beaucoup aidé. Pour n’importe quel jeu, j’arrive à avoir une certaine méthode de travail pour continuer à évoluer.

Pour ce qui est d’Overwatch en particulier, c’est beaucoup de gestion. T’as un nombre conséquent de choses à prendre en compte : les persos, les sorts des persos, leurs ultis. Par exemple, si tu joues contre un Roadhog et qu’il t’envoie un hook, tu dois réussir à tracker le hook dans ta tête, savoir quand il va le récupérer et te cacher au bon moment. C’est beaucoup de choses à gérer en même temps et je pense que ça, ça m’aide énormément sur Valorant. Surtout en tant que leader où je dois regarder ma mini-map, comprendre un peu ce que font mes potes ou s’il y a une information que je dois prendre pour faire la différence sur un round.

Après, tout ce qui est gameplay et déplacement, il faut tout de même avoir l’expérience de Counter-Strike pour se débrouiller un minimum. Juste avant Overwatch, j’ai fait trois mois sur CS où j’ai tryhard à fond, avec des joueurs vraiment pas mauvais. Je pense que ce petit laps de temps m’a beaucoup aidé pour Valorant.


Interview de HyP : Capitaine de l'équipe

Mandatory : Qu’est ce qui t’a décidé à te lancer sur Valorant ?

HyP : Il y a beaucoup de choses. Dans un premier temps, il y a forcément Riot. On a envie de faire confiance à Riot Games pour tout ce qu’ils ont fait jusqu’ici. Il y a aussi le fait que j’adore CS:GO. J’adore regarder des compétitions. A l’époque où je me suis lancé sur Shootmania, j’avais un choix à faire entre me lancer sur Shootmania ou me lancer sur CS:GO. C’est sorti plus ou moins au même moment. Mais sur CS, y a déjà des machines, y a des mecs qui sont des monstres et qui sont là depuis des années. Alors que Shootmania, c’était un jeu nouveau, y avait peut-être une place à se faire pour atteindre le haut niveau. C’est pour ça que j’ai choisi Shootmania.

Ma réflexion, ça a été la même chose quand Overwatch est sorti. C’était… pas similaire à Shootmania, mais dans l’idée, il y avait des similitudes. Tandis que sur CS:GO, les mecs étaient plus monstrueux que jamais. Je ne me suis pas lancé sur CS car je n’y voyais pas d’avenir pour moi, à l’époque. Mais j’adorais le jeu, j’adorais la compétition, les feelings, l’adrénaline que t’as à chaque round. Quand t’es en clutch, à 1 contre 4 sur Valorant en pleine compétition et dans round important, t’es en train de trembler, quoi ! C’est quelque chose que tu ne peux pas contrôler, c’est de l’adrénaline. C’est pour ça que je fais de la compétition et c’est pour ça que j’adore Valorant.

Mandatory : La transition d’Overwatch à Valorant a été difficile ?

HyP : Je m’attendais à galérer de fou. J’ai tenté l’aventure au début, je ne me suis pas mis de pression. Je me suis dis “je vais voir si le jeu me plait”, “je vais jouer pour le fun”. Il a fallu réduire énormément la sensibilité de ma souris. Je ne me souviens plus de ma sensi de l’époque, mais j’ai dû la réduire par 2, voire plus que ça. Dans Overwatch, je devais viser en l’air, mais sur Valorant, t’as juste à te retourner pour des flashs.

Les déplacements aussi sont différents. Le tempo du jeu. Overwatch, tu cours tout le temps. Valorant, c’est parfois très lent. Il faut être patient, tenir une ligne pendant plusieurs secondes. Ca peut être très compliqué et c’est quelque chose avec laquelle j’ai du mal. Quand je dois prendre des lignes au sniper pendant plusieurs secondes, je me fais chier. C’est horrible, j’ai envie de faire un truc. C’était dur au début et ça l’est aujourd’hui encore. Il y a certains domaines, comme la patience, qui peuvent parfois me faire défaut. Si je suis tout seul et que je dois tenir une ligne, je vais peut-être m’endormir sur ma ligne. Bon, j’exagère un petit peu, mais c’est l’idée.

Mais comme je le disais plus tôt, en venant d’Overwatch, t’as une compréhension des sorts et des combos de sorts. Tracker les arrows de Sova, ça dure tant de secondes, donc t’as envie de dire “ah, là ils l’ont claqué ! Ils n’en auront pas de nouvelle avant X secondes.” Tu peux des fois jouer dessus. Mais on parle des joueurs d’Overwatch, alors qu’il y a des joueurs d’autres jeux qui se sont aussi mis à Valorant. On faisait des mix au début, et en ayant joué avec des joueurs d’horizons différents, on a tous apporté notre expérience et notre avis sur comment jouer à Valorant. Mettre tout ça en lien, ça aide pour progresser sur le jeu.


Capitaine de l’équipe de Mandatory


Mandatory : Tu es désormais capitaine de l’équipe Mandatory ! Comment s’est passée la proposition de monter une nouvelle équipe Mandatory ?

HyP : C’est ZeratoR qui m’en a parlé le premier quand j’étais chez lui pour les finales du Valorant Champions. J’étais pas du tout prêt, je m’y attendais absolument pas. Il m’a sorti ça, comme ça, sans me prévenir. J’étais un peu… choqué . J’ai dû intégrer beaucoup d’informations d’un coup. Mais, ça ne m’a pas du tout fait peur au début, au contraire. Je trouve ça super comme projet. Il m’a expliqué quelles étaient les raisons de ce projet et de son choix et j’ai trouvé que ça avait beaucoup de sens.

Mandatory : Qu’est ce qui t’as convaincu de rejoindre Mandatory plutôt qu’une autre équipe ?

HyP : C’est toute la construction médiatique qu’il y a autour. C’est quelque chose qui va être huge et on peut le comparer au final à la KCorp sur League of Legends. Peut-être pas avec autant de dénouement, mais on ne sait jamais. Espérons !

Les projets dans l’esport ont vraiment besoin d’âme à l’heure actuelle. Ce que j’ai pu faire sur Valorant pour le moment, chez Ninjas in Pyjamas puis chez Entropiq, ça manquait un peu d’identité. Et là, il y en a une. C’est ça qui est le plus motivant dans le projet. On a aussi réussi à construire une équipe qui je pense est très saine avec des supers mecs. J’ai juste hâte de voir ce qu’on va réussir à faire.

Donc ouais, le côté médiatique est forcément très attirant, en plus du fait que ce soit un vrai projet compétitif. On n’est pas là pour faire les clowns, faire des tournois et se faire casser la gueule. Il y a vraiment des ambitions derrière ce projet et c’est clairement quelque chose d’excitant de faire partir de ce projet.

Mandatory : T’es quel type de joueur et qu’est ce que tu comptes apporter à ton équipe ?

HyP : Au quotidien, trouver des plans et des stratégies qui vont fonctionner. Le jour J, sur un match officiel, ce sera trouver des failles. Trouver des solutions. Je suis quelqu’un qui aime être énormément actif sur la map. Bouger à gauche et à droite. Et pas forcément pour aller me battre, mais pour aider mes potes à se battre. Dans mon équipe précédente, on disait que je mettais des flashs qui faisaient des carrières. Dans l’idée c’est ça : je veux mettre des flashs parfaites pour que mes potes puissent tuer facilement. C’est ça que j’essaie d’apporter : une vision de jeu et faire de bonnes rotations pour aider les copains.

Mandatory : T’es plutôt du genre à casser le rythme de tes adversaires pour les surprendre ?

HyP : Ça dépend des équipes. Ça dépend de plein de choses. C’est très compliqué. Globalement, mettre de la pression et un gros tempo, c’est quelque chose de très bien si on arrive à le faire fonctionner. Overwatch, c’était ça. Avant les matchs officiels, ce que j’entendais de mes coachs c’était : “mettez de l’intensité, courrez leur dessus !” et ça marche. Quand t’es en compétition, que t’es en train de réfléchir à plein de trucs, que t’as envie de jouer parfaitement et que les mecs te courent dessus, tu te dis forcément “ils sont fous ces mecs là ! Ils n’ont pas peur !” Ça met une pression mentale et tu peux jouer sur cette pression mentale.


La constitution de l’équipe et le choix des coéquipiers


Mandatory : Comment t’as choisi tes coéquipiers ?

HyP : J’ai procédé comme je l’ai toujours fait. Je n’ai pas envie d’avoir avec moi des pépites qui ont un mauvais comportement ou que je ne connais pas très bien. Évidemment, ça peut payer, mais c’est aussi un vrai risque. Le mec peut être super fort et complètement te carry, comme il peut être fort, mais au final avoir un comportement désastreux et te mettre des journées, voire des semaines d’entraînement en l’air. Donc j’ai procédé comme toujours : j’essaie de me renseigner sur beaucoup de profils, plus sur la scène française que sur la scène internationale, et ensuite j’essaye de créer un groupe qui va avoir une alchimie, qui va s’entendre, qui va savoir travailler et se dire les choses, même quand c’est pas forcément simple.

Mandatory : Tu cherches quel type de qualité chez tes joueurs ?

HyP : Un mix de talent et d’ambiance. Surtout sur Valorant, c’est un jeu de mental. Si tu ne te sens pas bien avec tes coéquipiers, tu ne seras pas performant. Je pense qu’on peut le voir dans beaucoup d’équipes, que ça soit au plus haut niveau comme un petit peu en dessous. T’as forcément des équipes qui s’entendent pas très bien, et quand il y a des mésententes, ça fout le bordel.

Mandatory : Comment tu décrirais la dynamique de l’équipe ?

HyP : Je pense que ce qui nous définit c’est notre rigueur, notre sérieux dans le travail, mais en plus avec une touche de fun. Forcément, l’apport de Jbzz nous place dans une certaine position où beaucoup de personnes vont sous-estimer l’équipe et le projet. Je trouve ça cool, en réalité. On sera tous ensemble, on sera tous sur la même longueur d’ondes, mais surtout on sera là où personne ne nous attend.

Mandatory : Est-ce que ce rôle de capitaine te met la pression ?

HyP : C’est un mix d’émotions. Forcément, il y a de la pression, c’est plus de responsabilités pour moi. Je dois montrer l’exemple quasiment tout le temps. Et je dois aussi les emmener le plus loin possible. J’ai la chance d’avoir beaucoup d’expérience maintenant, donc c’est à moi de partager cet expérience avec eux. Donc ouais, j’ai la pression, forcément. Mais c’est aussi quelque chose que j’adore. J’aime être ce mec qui va aider mes team mates, qui va les pousser vers le haut. J’ai toujours été ce joueur, que ce soit sur Overwatch ou que ce soit au foot quand j’avais 10 ans, le défenseur qui faisait tout pour aider ses coéquipiers. C’est quelque chose que je fais depuis que je suis tout petit et j’adore le faire.

Mandatory : Et la pression de tes coéquipiers, comment tu la gères ?

HyP : J’essaie toujours de maintenir la balance. Quand tout va bien, j’essaie d’être le mec qui dit de faire attention, et à l’inverse quand tout va mal, je suis au contraire le mec qui se veut rassurant. J’essaie de faire l’équilibre et d’être là pour aider mentalement pour qu’on soit tous dans le bon état d’esprit, que ce soit pour aborder les entraînements comme les matchs officiels.

Mandatory : Vous avez commencé à jouer ensemble sous le nom XD. T’es confiant devant la dynamique du groupe ?

HyP : Je suis confiant. Je pense qu’on a déjà une bonne synergie entre nous dans les discussions qu’on peut avoir. On n’a pas eu le temps d’aborder en détail tout ce qui est jeu et stratégie pour le moment. Je pense qu’on n’est pas encore tous à l’aise sur tous les points. C’est important qu’on en discute et j’espère qu’on va réussir à corriger un bon nombre de soucis potentiels pendant notre bootcamp. Mais globalement, oui, je suis content.

Mandatory : C’est quoi tes ambitions pour l’équipe ?

HyP : Je suis peut être un mec un peu ennuyeux, mais l’ambition que j’ai c’est de donner le meilleur de nous même. Je ne veux pas qu’on se contente de notre résultat dans un tournoi, quel qu’il soit. Personnellement, je peux arriver deuxième d’un gros tournoi et être déçu comme arriver dixième et être très heureux. Tout dépend d’à quel point on a réussi à reproduire ce qu’on a fait à l’entraînement et d’à quel point on a été bons. Donc ouais, mes ambitions personnelles, c’est d’être fier de nous et de n’avoir aucun remord. Je ne veux pas qu’on ait des regrets parce qu’on a mal joué une semaine ou qu’on n’a pas travaillé sur les bonnes choses.

Après, au niveau de résultats qu’on voudrait atteindre, c’est très dur. On ne sait pas encore contre qui on va être. Ça dépend aussi de qui réussira à se qualifier à la ligue européenne. On n’a pas encore d’infos sur la présence de Vitality ou BDS. Si on n’est pas dans le Top 3, honnêtement je serai déçu. J’aimerai vraiment atteindre ce Top 3 ou mieux, aller gagner la ligue française.

Mandatory : Ça te fait quoi de te retrouver avec APO dans l’équipe ?

HyP : C’est fou ! Je suis trop content. APO, c’était mon meilleur pote de primaire. Ensuite on s’est perdu de vue, puis on s’est retrouvé, puis on s’est reperdu de vue et on se retrouve sur Valorant. Au début de Valorant, je me souviens, je le voyais qui streamait avec 5 ou 6 viewers. Il diffusait ses tournois de Valorant. Je suis allé sur son stream et je me suis dit « eh, il est pas mauvais en fait, il est même vraiment très très fort« . Du coup, j’ai repris contact, j’ai essayé de le ramener avec ma bande de potes. C’est ce qui l’a emmené chez l’Institut avec LoWkii, notamment. Et il a été super fort, super performant.

Maintenant ça fait un an qu’on se suit. Il est parti chez Entropiq en premier, il a réussi à me faire rejoindre l’équipe derrière. Ensuite, c’est un petit peu la même chose chez Mandatory. On arrive à se suivre et je suis trop heureux. C’est un super gars. C’est un mec qui a encore un potentiel de fou et qui peut devenir monstrueux.

Mandatory : Tu parlais de Jbzz, plus tôt. Est-ce que c’est difficile de l’intégrer à un projet compétitif ?

HyP : Le point Jbzz, c’est forcément un sujet dont beaucoup de monde va parler et où tout le monde va se poser des questions. Personnellement, je n’ai pas les réponses à ces questions. C’était un sujet important quand j’ai présenté le projet aux joueurs que je voulais emmener avec moi. Moi, j’ai confiance en Jbzz et il faut qu’on lui fasse tous confiance.

Beaucoup de choses vont dépendre de lui, évidemment. A l’heure actuelle, il se met beaucoup de pression et ça se voit. Je vais essayer de le rendre plus à l’aise. Dans les entraînements ou même dans les games où il joue, ça se voit qu’il est bon. Il sait jouer au jeu, il a une super aim. Ça se voit que le mec est pro, peu importe ce qu’il fait. Ce qui va jouer, c’est donc la confiance. Faut qu’il arrive à se faire confiance et à se libérer. Avec les directions qu’on va lui donner, s’il arrive à les respecter, et je suis certain que ça va devenir un très bon joueur.

Après y a forcément la question de : est-ce qu’il va réussir à streamer et à être joueur pro en même temps. Je n’ai pas la réponse. C’est lui qui verra à quel point il arrive à gérer les deux. C’est possible qu’il en ait marre et qu’il arrête par lui-même. Mais j’espère qu’on n’en arrivera pas là. J’espère qu’on arrivera à prouver à beaucoup de monde qu’ils ont tort de douter de Jbzz.

Mandatory : Ca change quelque chose à vos stratégies ?

HyP : De mon côté, ça ne change rien. Je lui fais confiance. Je le prend comme n’importe quel joueur. En revanche, pour Menegh, en tant que coach il va devoir passer plus de temps avec lui. Parce que Jbzz a du retard, ça fait un an qu’il n’a pas joué en équipe de manière sérieuse. Mais le plus important, ça va être le mental et comme je l’ai dit, Valorant est un jeu de mental. Forcément, si t’es pas bien dans tes baskets, tu ne vas pas y arriver. Il y a des jours où c’est déjà vraiment dur sur le jeu, alors avec la pression que Jbzz se met en plus, c’est clairement pas simple à gérer. J’ai hâte qu’il arrive à se libérer. Jbzz est fou dans le jeu et il fait le fou en ranked, et moi c’est un côté que je veux garder. Je veux pas changer Jbzz. Je veux au contraire qu’il surprenne nos adversaires et je veux être là pour mettre des flashs et l’aider.


Le rapport à Mandatory, la communauté et l’avenir


Mandatory : Tu connaissais déjà un peu Mandatory, mais là tu découvres l’envers du décor ! Il y a des choses qui t’ont surprises ?

HyP : Je suis surpris, mais en bien ! Le tournage pour le trailer était trop bien. Voir toute l’équipe, voir tout ce monde qui est là, qui est content en plus de bosser avec toi, c’est trop bien. Les conditions dans lesquelles on est sont top : c’est un bon bootcamp. Avoir un bootcamp clean qui est organisé rapidement, qui arrive au début du projet, c’est quelque chose d’important que malheureusement toutes les équipes ne font pas encore, qu’elles n’ont pas encore compris. Réussir à mettre tout ça en place, c’est clairement quelque chose de compliqué et réussir à l’avoir, c’est cool. J’ai fait des bootcamp qui étaient catastrophiques et qui étaient très compliqués avec des parties chiantes, comme de trop longs trajets entre le lieu où on joue ou la bouffe. Là au moins, tout se passe bien. Y a aucun problème et y a rien à redire.

Mandatory : Et tu t’attendais pas à ça ?

HyP : Au début non, mais après j’ai vite compris qu’on allait avoir un bon encadrement. Après, c’est un peu tôt et je ne sais pas tout ce qui va se passer. Mais pour le moment, je suis agréablement surpris. Ça n’a rien à voir avec les expériences passées.

Mandatory : Comment appréhendes-tu la réaction du public suite à l’annonce de l’équipe ?

HyP : Personnellement, je n’ai pas d’appréhensions. Là où je peux appréhender un petit peu, c’est plus sur l’impact que ça peut avoir sur mes coéquipiers. J’ai eu la chance d’avoir des matchs à assez haute pression, je pense bien les gérer personnellement. Après, des mecs comme CREA^ ou APO, c’est pas des mecs qui ont fait des matchs très importants avec beaucoup de visibilité. La visibilité, c’est ce qui met vraiment la pression, parce que beaucoup de gens parlent de toi quoi qu’il arrive. Des gens vont t’envoyer des messages directement, que ça soit positif ou négatif. Comment ils vont gérer ça, je n’en sais rien. C’est un des gros points d’interrogation pour le moment. C’est mon rôle à moi d’être là pour les accompagner, si ça ne va pas ou s’ils n’arrivent pas à bien le gérer. Ceci dit, je pense que pour le premier match, ça sera beaucoup d’amour, mais aussi beaucoup de pression pour nous parce qu’on a envie de gagner. On a envie de répondre aux attentes et faire nos preuves. On a envie que les gens soient fiers. Ca va être quelque chose qu’on va devoir apprendre à gérer en équipe

Mandatory : Il y a des équipes tu aimerais vraiment affronter, que ça soit pour le symbole ou pour vous tester ?

HyP : Imaginons que Solary ou KCorp fassent leurs équipes… Ou même une autre structure comme GamersOrigin. J’ai un certain lien avec eux parce que j’ai joué pour eux pendant un an. Forcément battre des équipes comme ça, pour écrire un peu l’Histoire, c’est quelque chose d’excitant. Il y a Vitality qu’on peut rajouter sur la scène française.

Mais sur la scène internationale, j’ai plus envie de me battre contre London United où opère mon ancien coach. J’ai pas forcément de préférences sur qui affronter ou qui battre à part ça.

Mandatory : Il y a quelque chose que tu veux dire à tes fans qui te suivent et à ceux qui vont te découvrir avec cette annonce ?

HyP : Y a toujours des mecs qui me suivent depuis Overwatch, et je ne sais même pas comment ils font. Ils sont trop chauds. Merci à eux. Tous ceux qui me soutiennent sur Valorant depuis que je suis là, et même tous les nouveaux qui vont arriver. Merci par avance pour ça.

Ca ne sera pas forcément très commun dû au profil de certains de nos joueurs, mais je suis confiant envers le projet. On va avoir des hauts et des bas. On va avoir beaucoup d’étapes et d’obstacles à franchir. On ne sait pas encore lesquels, mais ils vont arriver, c’est sûr. Mais je suis certain qu’on va trouver des solutions et qu’on va pouvoir avancer. 

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