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Interview de Jbzz, l’électron libre de l’équipe Valorant de Mandatory

C’est probablement le profil le plus atypique de l’équipe Mandatory. Pourtant, Julien « Jbzz » Dupré n’a plus rien à prouver en ce qui concerne son talent sur les jeux compétitifs. Désireux de se lancer sérieusement dans un projet esport, il est prêt à donner son maximum et démontrer qu’on peut être streameur et compétiteur à la fois. Nous parlons de tous ces sujets et bien d’autres dans cette interview de Jbzz.


Mandatory : Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

Jbzz : Je m’appelle Jbzz, j’ai 27 ans même si on ne dirait pas, et ça fait environ 8 ou 9 ans que je vis du streaming et des jeux vidéo.

Mandatory : Tu as d’abord été connu sur League of Legends puis Fortnite. Qu’est-ce qui t’as donné envie de passer sur Valorant ?

Jbzz : C’est un jeu de tir, et j’adore les jeux de tir. Je jouais beaucoup à Counter-Strike mais je n’ai jamais vraiment tryhard le jeu. Avec Valorant, c’était l’occasion de tryhard un style de jeu qui me plaît plus que les autres.

Mandatory : Peux-tu nous parler un peu de ton parcours et de l’expérience que tu en as tiré ?

Jbzz : J’ai commencé les jeux vidéo super tôt, vers l’âge de 5-6 ans sur des très vieux jeux auxquels seuls les plus de 40 ans ont joué normalement. Mais le premier jeu que j’ai réellement tryhard, c’était League of Legends à partir de la saison 2. A l’époque j’étais déjà dans des équipes européennes.

Le petit souci c’est que vis-à-vis de mes parents à l’époque, ce n’était pas un vrai métier. Pour eux, ce n’était pas une vraie activité à avoir sur le long terme. J’ai donc été un peu forcé de rejoindre Eclypsia pour avoir des revenus via des jeux vidéo et pour les rassurer un peu. Ça a été le départ en Angleterre mais très vite ça m’a saoulé d’avoir des patrons et je n’étais pas le seul. C’est pour ça qu’on a créé Solary, pour être vraiment indépendants.

On a eu beaucoup d’avis divergents et j’ai fini par partir en indépendant il y a environ deux ans, au moment où Valorant a été créé. J’adore beaucoup trop la compétition sur les jeux vidéo et c’est pour ça que je suis là et que j’ai envie de continuer.

Mandatory : Quel type de joueur es-tu ? Plutôt timide, impulsif, agressif ?

Jbzz : En soloQ je fais un petit peu n’importe quoi et je pense que ça plait. Par contre en équipe, je n’ose pas trop faire n’importe quoi pour le moment, mais je pense que c’est ce que je devrais faire. Il faut que je prenne mes marques pour pouvoir faire n’importe quoi librement.


De streameur à joueur professionnel


Mandatory : Qu’est-ce qui t’as donné envie de te lancer dans une équipe professionnelle et compétitive ?

Jbzz : J’ai toujours fait de la compétition, en vrai. Mais rejoindre une équipe, c’est le meilleur moyen d’en faire tout simplement. Je trouve que le système de classement en soloQ sur Valorant n’est pas très pertinent donc ça m’a semblé obligatoire de rejoindre une équipe. 

Mandatory : Ce nouveau projet va-t-il te pousser à mettre un peu de côté ta carrière de streameur ou bien au contraire cela ne va rien changer pour toi ?

Jbzz : Vis-à-vis du stream et des entraînements, j’avoue que ce n’était pas facile au début. Il fallait absolument que j’arrive à faire un planning adapté sans trop enlever des heures de stream. Il ne faut pas que je me voile la face, je ne veux pas changer de métier. Je n’ai pas envie de quitter le streaming et tout ce que j’ai créé pour passer pro. Mais oui, je suis obligé d’adapter un petit peu, de réduire les heures de stream et de jouer beaucoup à Valorant. Je ne te cache pas que là, c’est beaucoup de journées sur Raze !

Mandatory : Comment penses-tu que ta communauté va accueillir tout ça ?

Jbzz : Dans ma communauté je pense qu’il y a 2 groupes. Ceux qui regardent sans réellement essayer de comprendre et puis il y a ceux qui réfléchissent un peu plus et qui m’analysent. Ils vont voir que ça me plait beaucoup au début, en tout cas si ça marche bien. Mais je pense que sur le long terme, s’ils voient que les résultats ne suivent pas et que je suis moins heureux vis-à-vis de ça, ils vont me dire de repasser en full time streaming.

Mais pour ce qui est de la compétition, ça va vraiment leur plaire ! Ça va casser la monotonie de jouer dix heures par jour en stream et de faire des ranked tout seul.

Mandatory : Qu’est-ce qui t’as convaincu de rejoindre le projet Mandatory ?

Jbzz : Je suis proche de ZeratoR et il m’a convaincu durant le cast de la finale de la coupe du monde. On en a beaucoup parlé et le projet m’a excité, j’avais envie de refaire de la compétition, je n’avais pas fait de LAN depuis très longtemps (depuis Solary à vrai dire) et j’ai été conquis.


Interview de Jbzz de l'équipe Mandatory

Mandatory : Comment définirais-tu ton rôle au sein de l’équipe ?

Jbzz : J’aime bien me sacrifier pour l’équipe et jouer pour elle. Les stats c’est bien mais je m’en fiche un petit peu, j’aime bien avancer. Je sais qu’il y a déjà un capitaine et quelqu’un qui parle beaucoup, mais j’aime bien parler aussi et essayer de proposer des choses. Bon là ce n’est pas encore trop le cas parce que je suis encore le rookie, niveau professionnel. 

Mais oui j’aime bien parler, j’aime bien motiver un petit peu aussi quand il faut. J’aime bien faire le fou, j’aime bien faire des blagues, ça peut être utile en compétition. C’est très prétentieux et ça fait un petit peu clown, mais ma plus grande qualité, c’est de pouvoir détendre l’atmosphère. 

Mandatory : Comment décrirais-tu l’équipe et tes coéquipiers ?

Jbzz : C’est HyP et moi qui avons construit l’équipe Mandatory. On a pris des gens qu’on aimait déjà bien à la base. Par exemple avec hoppY, on se connait depuis quasiment 10 ans, depuis avant H1Z1. On a beaucoup joué ensemble à ce jeu, on a également joué à Fortnite pendant longtemps, puis un peu à Valorant à son lancement. Après sa carrière s’est envolée et de mon côté, c’était plus du streaming à temps-plein. Mais là il était disponible, ça lui plaisait donc c’était parfait. Je savais que ça correspondrait bien.

Concernant mes autres coéquipiers, je pense qu’ils sont très investis, potentiellement plus que moi qui suis un petit peu le petit guignol. Mais ça se passe très bien, on n’hésite pas à me dire les choses et ça avance plutôt bien.


Une parcours atypique dans l’équipe


Mandatory : Quelles sont tes ambitions pour l’équipe à court et long terme ?

Jbzz : J’aimerais bien qu’on ne soit pas ridicules déjà, parce que j’ai une petite pression sur les épaules. Théoriquement je n’ai rien à prouver sur le jeu. En vérité, j’aimerais bien qu’on ne fasse pas une Solary, c’est-à-dire pas un 2-12 comme au lancement de leur équipe. (Petite réf à mes fréros.) Donc pas de 2-12 mais pas forcément viser le titre dès le début pour autant, parce que je pense que ce sera un petit peu delusional comme on dit. Que tout le monde s’amuse et que les résultats suivent, ça me semble bien plus réaliste.

Mandatory : Comment gères-tu cette pression du fait que tu sois le seul joueur sans véritable expérience professionnelle ?

Jbzz : Ce n’est pas facile. Même si je pense que ça va aller de mieux en mieux, je ne veux vraiment pas que mes teammates acceptent l’idée que je sois moins fort et qu’ils n’osent pas me le dire. Je ne veux pas non plus qu’ils pensent que je suis intouchable parce que je suis un peu proche de Zera, ou quelque chose comme ça. Donc je n’ai pas envie qu’ils aient à accepter le fait de jouer avec quelqu’un de moins fort tout le temps.

Et ça, ce n’est pas simple, mais mes coéquipiers sont plutôt cool là-dessus. On ne m’a rien dit de négatif, on ne m’a jamais dit une seule fois “oh là tu l’as raté, c’est dommage”. On m’a toujours dit que j’avais le skill qu’il fallait, juste qu’il fallait que j’adapte mon gameplay à celui qu’il faut avoir en équipe.

Mandatory : Est-ce que la présence de ton camarade hoppY te soulage un peu ?

Jbzz : En réalité il me permet beaucoup de liberté sur mes vannes. Si je ne peux pas faire de blagues je ne me sens pas à l’aise du tout et je m’embête, je m’ennuie. Du coup, il me permet de pouvoir attaquer un peu verbalement et ça me détend beaucoup. Ça me permet de jouer plus librement, plus sereinement et je pense que c’est très important. S’il n’était pas là, je pense que je serais trop sérieux et je pense qu’être trop sérieux, ce ne serait pas moi.

Mandatory : Et comment ça se passe avec ton nouveau coach, menegh ?

Jbzz : Pour l’instant, on a parlé quelques heures à propos des maps et j’avoue que ça m’aide déjà beaucoup. De manière générale, j’aime bien réfléchir sur les jeux que je tryhard. Ça canalise pas mal les réflexions et je trouve que sa présence est une très bonne chose, surtout pour des gens comme moi où c’est le premier FPS dans lequel je m’investis de la sorte et où j’ai envie de progresser. Sur Counter Strike, je courais tout droit et je tirais sur tout le monde, mais ce n’était pas structuré comme ça l’est actuellement.

Mandatory : Est-ce qu’il y a des équipes que tu aimerais affronter en particulier pour te tester ?

Jbzz : J’aimerais beaucoup affronter Solary et KCorp si un jour ils font des line-ups. J’aime bien affronter les structures de gens que j’aime bien. Je trouve que ça donnerait une rivalité saine et on pourrait s’envoyer des piques sur Twitter. Alors qu’affronter des gens que je ne connais pas du tout, des inconnus, je trouve ça moins cool quoi.

Pour ce qui est de joueurs en particulier, j’aimerais bien affronter Flights. On me compare beaucoup à lui et j’aimerais bien lui casser la tête en game compétitive. J’aimerais bien aussi que Sardoche vienne sur Valorant pour pouvoir lui casser la gueule. [ndlr: nous, on ne fait que transmettre le message, hein]

Mandatory : As-tu un dernier mot que tu aimerais dire aux gens qui te suivent et ceux qui vont te découvrir ?

Jbzz : Faites des pompes et lisez des livres !

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