Récap du Pop Flash des Ignition Series de Valorant

Retour sur le Pop Flash des Ignition Series

Le 2 septembre 2020 à 19:05

Ce weekend était riche en esport pour Valorant. L’Europe et les Etats-Unis étaient les théâtres de deux tournois des Ignition Series. Voici notre bilan du Pop Flash, le tournoi américain qui a offert un véritable spectacle du début à la fin.

Notre récap du tournoi européen, le LVL Valorant Clash 2

Le Pop Flash était le dernier tournoi des Ignition Series aux Etats-Unis. On ne sait pas quel format viendra le remplacer, ni pourquoi les Etats-Unis sont les seuls à mettre un terme aux Ignition Series pour le moment. Toujours est-il que jusqu’à l’annonce d’un nouveau circuit, c’était la dernière fois que l’on pouvait voir les grandes équipes américaines s’affronter dans un tournoi officiel.

Le tournoi s’est tenu toute la semaine dernière. Il était cette fois réservé à 8 structures s’affrontant sur un arbre à double élimination. Le Pop Flash a permis à certaines équipes de se révéler, tandis que d’autres se sont écrasées.


Le cas Killjoy

Killjoy était jouable pour la première fois en Ignition Series. Certaines équipes l’ont adopté directement, d’autres l’ont boudé. Une chose est sûre, elle a eu un impact direct sur les méta pourtant bien différentes en Europe et aux Etats-Unis.

-> Pour en savoir plus sur les premiers pas de Killjoy aux Ignitions Series.


Sentinels, toujours au top

Sentinels, l’équipe de Sinatraa, a prouvé une fois de plus qu’elle était aussi forte, si ce n’est plus encore, que TSM. L’équipe remporte le Pop Flash en ayant perdu qu’une seule map de tout le tournoi et sans jamais réellement avoir été inquiétée. Même en finale, alors que leurs adversaires ont eu par deux fois le choix de la map, ils ont réussi à remporter chaque round avec une avance confortable.

Si Sentinels n’a même pas eu à transpirer, c’est en partie parce qu’ils n’ont jamais eu à croiser leurs rivaux, TSM. Quelqu’un s’était déjà chargé de la Team SoloMid pour eux…


Dignitas, la révélation du tournoi

L’équipe Dignitas n’avait été dévoilée qu’une semaine plus tôt et pourtant, elle a marqué la compétition. Ces anciens joueurs de Homeless étaient la recherche d’un joueur de Jett habile à l’Operator pour compléter leur équipe. Ils ont alors invité Shanks, un joueur qui n’avait participé qu’à quelques mix, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’ont pas du regretter leur choix.

Si Dignitas a autant marqué la compétition, c’est parce qu’ils ont été capables de battre TSM dans deux BO3, en winner comme en loser bracket. TSM est la meilleure équipe Valorant aux Etats-Unis, avec Sentinels. Réussir à les battre deux fois relève donc de l’exploit. Et on ne parle pas de petites victoires. Dignitas a remporté ses deux BO3 sur les scores de 13-5 et 13-4 dans le premier, puis 14-12, 3-13 et 13-7 dans le second.

Les performances de Shanks, couplées à celles de dephh, ont été décisives dans ces victoires. Les parties semblaient se jouer sur les duels de Shanks et Wardell. Si Shanks tuait Wardell en début de partie, les Dignitas roulaient sur TSM, en attaque comme en défense. Si Wardell tuait Shanks, pas de problèmes, Dephh ramassait l’Operator de Shanks et tuait Wardell à sa place. Des cas de figures qui se sont répétés bien des fois tout au long de leurs affrontements. Psalm était en forme également, il a été particulièrement efficace pour nettoyer les rangs TSM, même dans des scénarios à son désavantage.

Les TSM semblaient perdus dans des combats à distances moyennes et privés de Wardell. Il va falloir qu’ils travaillent sur ces faiblesses s’ils ne veulent pas se faire surprendre aux prochains tournois. Quant à Dignitas, ils pourraient bien avoir trouvé leur joueur de Jett.


Cloud9, plus solide qu’à l’accoutumé

L’équipe Cloud9 de Valorant a toujours été un cas intéressant. Personne ne dirait qu’ils sont les meilleurs joueurs de Valorant aux Etats-Unis, ils réalisent pourtant régulièrement des prouesses qui en disent long sur leur énorme potentiel. Nous avions déjà parlé de la manière dont ils avaient vaincu TSM en les battant à leur propre jeu. Cette fois, ils ont réussi deux nouveaux upsets qui les ont mené jusqu’à la demi-finale.

Cloud9 est une excellente équipe, mais on les donnerait pourtant perdants sur le papier contre Gen.G Esports. Et pourtant ! Alors que les choses ne démarraient pas très fort pour Cloud9 dans la première manche (8-13), l’équipe s’est ressaisie sur les manches 2 et 3 en gagnant chaque map sur un score convaincant (13-5, 13-6). La Reyna de TenZ était absolument hors de contrôle, soutenue par le Cypher de Vice et la Killjoy de mitch. Le pick Reyna est particulièrement rare, car très dépendant du skill individuel du joueur. Mais avec la forme que tenait TenZ ce jour là, le personnage pouvait démontrer tout son potentiel.

Pour son deuxième match, Cloud9 a tout simplement écrasé Dignitas. Alors que ces derniers sortaient d’un upset phénoménal contre TSM, ils ont vu leur élan stoppé par le mur Cloud9. La première manche sur Haven tout particulièrement, s’est soldée par un terrible 1-13 pour les Dignitas. TenZ et mitch, encore au taquet, ont survolé tout le match et envoyé Dignitas en loser bracket où ils ont à nouveau affronté TSM.

Qualifiés pour les playoffs, qui se jouaient ce weekend, rien ne semblait pouvoir arrêter Cloud9. Lors des demi-finales winner contre Envy, TenZ a une nouvelle fois fait des miracles, avec pas moins de 62 kills à lui seul sur les 3 matchs de ce BO3. La première manche sur Split semblait pourtant compliquée, vice et shinobi ne réussissant pas à avoir de l’impact dans la partie. Ils ont perdu ce premier round sur un score de 4-13.

Lors du deuxième round sur Ascent, le score était de 10 à 2 pour Envy au changement de side. Tout semblait donc perdu pour Cloud9, mais l’équipe a réussi à se ressaisir et à réaliser le plus gros comeback de la scène compétitive de Valorant à ce jour. Ils ont fini par remonter le score et remporter la map sur un score de 13-11, en n’ayant concédé qu’un seul round au cours de la deuxième phase de jeu. Les affrontements sur Haven étaient tout aussi serrés et personne ne pouvait prévoir qui allait l’emporter au final. La partie est allées jusqu’aux prolongations où Cloud9 a fini par l’emporter sur un score de 15-13.

En final winner, Cloud9 n’a cependant pas fait le poids face à Sentinels, mais n’a clairement pas démérité. Ils ont réussi à remporter une map (13-11), la seule que Sentinels a perdu de tout le tournoi, avant de finalement perdre sur les deux rounds suivants (7-13 et 11-13). Cloud9 est alors retombé contre Envy, mais n’a pas réussi à recréer la magie.

Cloud9 s’est donc arrêté en finale loser, mais non sans avoir fait preuve de ses talents. Il ne leur manque plus grand chose pour faire véritablement jeu égale avec les ténors de la scène américaine.


Ce qui est intéressant avec la scène américaine, c’est qu’on sent que n’importe quelle équipe est capable de créer la surprise. Le spectacle est toujours au rendez-vous et le Pop Flash ne fait pas exception. S’il s’agit véritablement du dernier tournoi des Ignition Series, on peut espérer l’apparition d’une scène plus formelle (et régulière). Cela permettrait aux équipes plus d’occasions de se rencontrer et de progresser, tout en permettant aux spectateurs de suivre des matchs haletants régulièrement.