Valorant : Anti-triche et toxicité

Les mesures contre la triche et les comportements toxiques

Le 23 mai 2020 à 08:06

Puisque la date de sortie de Valorant a été annoncée, les équipes de développement ont commencé à dresser le bilan de cette courte phase de bêta fermée. Riot Games a été vocal au sujet de la triche, et ce depuis l’annonce de Valorant. Il n’est donc pas étonnant que le premier sujet abordé dans ce débriefe soit Vanguard, ce qu’ils en ont appris et comment ils comptent gérer les tricheurs ainsi que les comportements à problème à l’avenir.

Vanguard et l’anti-cheat

Comme vous devez le savoir maintenant, le logiciel Vanguard est le logiciel anti-triche développé par Riot Games en parallèle de Valorant. Leur lancement conjoint a été le baptême du feu pour l’entreprise en terme de software et si tout n’est pas parfait, Riot est plutôt satisfait du résultat. Vanguard détecte aujourd’hui de manière très efficace les tricheurs en jeu. En revanche, il y a encore deux points délicats à régler.

Valorant Hacker Detected

Le premier est que Vanguard ne semble pas être aussi dissuasif que ne l’aurait espéré Riot, mais ses développeurs ont énormément appris sur les méthodes et l’état d’esprits des tricheurs au cours de ces deux mois de bêta.

Le second consiste à mettre en place un système de bannissement automatisé. Aujourd’hui, les bannissements sont gérés manuellement, au cas par cas. Une solution qui ne sera pas viable sur le long termes, surtout une fois le jeu sorti et ouvert à tous. Mais avec un système automatisé naît le risque de bannir potentiellement des joueurs innocents.

Les joueurs bannis seront en revanche dans l’incapacité de recréer un compte. Phillip Koskinas appelait ça des Soulbans (bannissement des âmes) dans un tweet publié la semaine dernière. Certains des joueurs bannis au cours de la bêta verront leurs sanctions levées et auront droit à une nouvelle chance de jouer à Valorant, mais il s’agit du seul cas où Riot compte faire preuve de clémence en la matière.

Quoi qu’il en soit, cette volonté de créer son propre outil d’anti-triche a permis à Riot d’être réactif et à s’adapter très rapidement aux besoin de Valorant. Cette flexibilité n’aurait pas été possible en utilisant d’autres logiciels comme PunkBuster ou Easy Anti-Cheat, que l’on retrouve sur la plupart des jeux en ligne.

Les comportements à problème

La triche n’est pas la seule manière de gâcher l’expérience de jeu pour les autres. Avec la sortie du jeu, Valorant va immanquablement attirer des vagues de joueurs dont certains ont du mal à garder l’esprit Coubertin. Malheureusement, les joueurs qui abandonnent, injurient, harcèlent sont monnaie courante sur les jeux en ligne et il n’y a aucune raison que Valorant fasse exception. Surtout quand il s’agit d’un jeu free-to-play où l’on peut recréer un compte rapidement.

A sa sortie, Valorant disposera de plusieurs systèmes afin de réguler les comportements problématiques. Un système de signalement automatique des joueurs va repérer les joueurs au langage fleuri dans le chat. Un système manuel pour que les joueurs puissent signaler les comportements anti-jeu et les injures vocales va également être mis en place.

Les joueurs signalés trop souvent recevront des sanctions automatisées. Dans un premier temps, ces fonctions se limiteront à des interdictions de chat écrit et vocal, à la manière de ce que l’on peut déjà voir dans League of Legends. Ces mesures sont en revanche plus sévères qu’elles ne le sont dans le MOBA de Riot, puisque la communication est indispensable dans un jeu FPS tactique.

Tout comme avec les systèmes anti-triche, Riot a encore beaucoup à apprendre en ce qui concerne la gestion d’une communauté sur Valorant. (Il n’y a d’ailleurs toujours aucun système évoqué pour lutter contre les joueurs AFK.) Les différentes mesures vont donc évoluer au fil du temps, pour s’adapter aux objectifs de Riot et aux demandes des joueurs.